Une première à la Monnaie : « Benvenuto Cellini » d’Hector Berlioz. Un visuel rococo, « too much », une musique irrésistible.
Le merveilleux symphoniste Berlioz, entré triomphalement sur la scène romantique parisienne avec sa Symphonie fantastique (1830) a raté le coche avec son premier opéra Benvenuto Cellini (1838), boudé à l’époque par le public et la critique. Il ne fut repris en
« L’Or du Rhin ». Les tableaux cruels de Romeo Castellucci illuminent la malédiction de l’anneau d’une beauté fulgurante.
Les mises en scène de Romeo Castellucci, dans leur radicalité assumée, font parfois polémique, comme à la Monnaie en 2018 une « Flûte enchantée » où le maestro substituait son univers esthétique et philosophique puissant et fascinant aux « lumières » mozartiennes. Rien de
