La Monnaie 2026-27. « Roméo et Juliette », « Cendrillon », « Cavalleria Rusticana ». A la recherche d’un nouveau public.
Gérard Mortier, Bernard Foccroulle, Peter de Caluwe : de 1981 à 2025, ces directeurs successifs de La Monnaie ont toujours surfé sur des programmations exigeantes, des metteurs en scène provocateurs et une envie de jouer dans la « cour des grands » opéras européens.
« Idomeneo» (Mozart). Une mise en scène calme et épurée, illuminée par une direction d’orchestre et des interprètes transcendants.
On attendait le boxeur Calixto Bieito, un des fondateurs du fameux groupe catalan La Fura dels Baus, réputé (comme ses anciens collègues) pour ses mises en scène iconoclastes. Au contraire il surprend ici par le calme abstrait et fonctionnel du
« Portrait de Rita ». Le racisme au quotidien. La vigueur d’une plume, la sensibilité d’une interprète.
Le Théâtre national consacre trois semaines de sa saison (durée rarissime, bravo) à un spectacle citoyen, né d’un fait divers "près de chez nous": l’intervention policière brutale contre un gamin de 9 ans, Mathis, excédé d’être insulté pour ses origines
Une première à la Monnaie : « Benvenuto Cellini » d’Hector Berlioz. Un visuel rococo, « too much », une musique irrésistible.
Le merveilleux symphoniste Berlioz, entré triomphalement sur la scène romantique parisienne avec sa Symphonie fantastique (1830) a raté le coche avec son premier opéra Benvenuto Cellini (1838), boudé à l’époque par le public et la critique. Il ne fut repris en
« NORMA », la déchirure flamboyante.
La plupart des maisons d’opéra, dont La Monnaie, préfèrent souvent produire des versions « concert » de cette œuvre iconique de Bellini dont le culte druidique des valeureux Gaulois n’est pas évident à mettre en scène aujourd'hui. Ajoutez l’ombre de la Callas
« ALI ». L’ODYSSEE D’UN JEUNE MIGRANT, HEROS D’UN OPERA PERCUSSIF ET POETIQUE. ***
Vu à sa création en 2024, l'opéra ALI est à l'affiche de La Monnaie. ALI, c’est une « histoire vraie » devenue chant, rythme, poésie visuelle et fable politique curieusement optimiste. Ali Abdi Omar avait 12 ans lorsqu’il a fui
Prix Maeterlinck de la Critique : le palmarès 2025.
Depuis 1952, les Prix Maeterlinck de la Critique récompensent le meilleur d’une saison en arts de la scène en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces récompenses uniques en Belgique francophone souhaitent mettre à l’honneur spectacles, metteur·e·s en scène, acteur·rice·s, auteur·rice·s scénographes et technicien·ne·s.
PARSIFAL (Wagner) : un flot d’images vidéo encombre un flux de voix superbes dont un Parsifal transcendant.
Il fut un temps à l’Opéra des Flandres, le Parsifal de Wagner était donné régulièrement à Pâques puisque ce drame sacré peuplé de chevaliers du Saint Graal illustre « l’enchantement du vendredi saint ». L’avant-dernière version vue en 2019, due à Tatjana Gürbaca,
FALSTAFF de Verdi à La Monnaie: rire décalé, rythme et poésie. Le duo Pelly/Altinoglu fonce, nuance et gagne.
Ce n’est pas l’œuvre la plus fréquemment jouée de Verdi, faute sans doute de « grands airs » qui emportent le public au paradis. Mais c’est la dernière d’un génie de 80 ans qui a bâti son succès sur des dizaines de
Prix Maeterlinck de la Critique : la moisson des nominé·e·s 2025
Depuis 1952, les Prix Maeterlinck de la Critique récompensent le meilleur d’une saison en arts de la scène en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces récompenses uniques en Belgique francophone souhaitent mettre à l’honneur spectacles, metteur·e·s en scène, acteur·rice·s, auteur·rice·s scénographes et technicien·ne·s.
