Opéra de Paris: « Cavalleria rusticana » et « Sancta Susanna ». Triomphe de la sensualité, entre sacré et sacrilège.
Quelle curieuse idée d’accoler, à un opéra vériste hyper connu, "Cavalleria Rusticana " de Mascagni, une œuvre expressionniste peu jouée, " Sancta Susanna " de Hindemith. Eh bien "ça marche", tant musicalement que scéniquement. Grace à un metteur en scène
Opéra de Paris: »Iphigénie en Tauride » (Gluck): un « coup de poing » à la Warlikowski. Déchirant, actuel.
Dans le luxueux palais Garnier, maison mère de l’Opéra de Paris, un écrin du XIXe siècle, enrichi d’un plafond de Chagall, le rideau de scène, miroir sans tain, reflète la salle, ses ors, ses couleurs, ses lumières, son public. Quant
Opéra de Paris: « Les Contes d’Hoffmann », m.e.s de Robert Carsen : régal d’intelligence et festin de voix.
Critique :*** Cela fait 23 ans qu’on a découvert Robert Carsen au Festival d’Aix-en-Provence dans un "Orlando" d’Haendel, miraculeux d’évidence : l’intrusion d’un esprit géométrique dans une œuvre baroque, avec le soutien du fougueux William Christie et le rôle titre de
Opéra de Paris. Pretty Yende, » Lucia de Lammermoor »: une irrésistible jeune diva sud-africaine.
L’Opéra de Paris, sous la direction de Stéphane Lissner, projette dans la lumière, en ce début de saison, de jeunes cantatrices au timbre de voix et aux moyens techniques exceptionnels. C’était le cas, dans "Samson et Dalila" de Saint Saëns
Opéra de Paris « Samson et Dalila » de Camille Saint-Saëns. Une féérie orchestrale et une mezzo bouleversante, Anita Rashvelishvili.
Un sujet sacré, emprunté à la Bible, est, a priori, plus une matière d’oratorio que d’opéra. Au XIXè siècle, hormis le "Nabucco" de Verdi et une "Marie Magdeleine" (oubliée) de Massenet, puis l’immense "Salomé" de Richard Strauss personne n’ose une
Avignon 2016.Un théâtre politique de qualité : promesse tenue.
Le Directeur du Festival d’Avignon Olivier Py nous avait promis un festival interrogeant notre époque politique trouble. Les Damnés de Visconti, mis en scène par Ivo Van Hove ont ouvert le bal en Cour d’Honneur. Mais les bonnes surprises continuent. "
Avignon 2016. FC Bergman et Aurélien Bory interrogent l’espace, l’espèce, l’art, la cité. 2 spectacles intelligents et fascinants.
L’un, "Het Land Not", du groupe anversois FC Bergman, part d’un tableau encombrant de Rubens pour explorer l’espace et le monde. L’autre, Espa(e)ce d’Aurélien Bory, utilise l’œuvre de Georges Pérec pour multiplier les expériences sur l’espace théâtre et insinuer, en
Festival d’Avignon 2016. » KARAMAZOV « , d’après Dostoïevski. Un feuilleton mystico-populaire, signé Jean Bellorini, dans la Carrière de Boulbon.
Soit Karamazov, d’après les frères du même nom. Une famille charriant le meilleur comme le pire, un père ignoble, haï de presque tous ses fils et qui finira assassiné par l’un deux. L’acteur qui le joue bouffonne à fond, presque
Aix-en-Provence 2016.Triomphe du baroque: Haendel, Warlikowski, Haïm: le trio gagnant.
A Avignon, on célèbre la gloire d’un jeune prodige de la mise en scène, Julien Gosselin, 29 ans, déjà flamboyant il y a trois ans, à 26. A Aix on ressuscite un oratorio d’inspiration "jésuite", composé à 22 ans par
Festival Aix-en-Provence 2016.Première mondiale: un opéra en arabe, » Kalila wa Dimna « .
Bernard Foccroulle, ancien directeur de la Monnaie, actuel directeur du Festival d’Aix-en-Provence a de fortes convictions d’artiste et de citoyen. Comme artiste il est attaché à la musique baroque et contemporaine. Comme citoyen il est orienté vers une ouverture sociale généreuse